(l)Affaire Fritzl(l)


Affaire Fritzl

Amstetten en Autriche, point bleu à l'ouest (gauche) de la partie grisèe.L'affaire Fritzl est un cas d'inceste découvert à la fin avril 2008. À 42 ans, une Autrichienne, Elisabeth Fritzl, déclare qu'elle a été emprisonnée, violée et physiquement agressée par son père, Josef Fritzl, pendant 24 années (entre le 29 août 1984 et le 26 avril 2008).

La police autrichienne explique que son père l'a séquestrée dans une cave insonorisée dans le sous-sol de sa maison, à Amstetten en Basse-Autriche à 100 km de Vienne. En captivité, elle a donné naissance à 7 enfants, tous engendrés par J. Fritzl.
L'un est mort peu après sa naissance, 3 d'entre eux ont été séquestrés avec leur mère depuis leur naissance jusqu'à leur « sortie » en avril 2008 et les 3 autres ont été adoptés par le père et son épouse. J. Fritzl faisant croire que les enfants avaient été abandonnés par Elisabeth devant leur porte, avec une lettre prétendument de leur mère (Elisabeth) confirmant cet abandon.
Les lettres auraient bien été écrites par Elisabeth, mais « dictées » par J. Fritzl.

Durant toutes ces années, J. Fritzl cacha à sa famille, y compris à la propre mère d'Elisabeth (Rosemarie Fritzl), la détention de sa fille, faisant croire qu'elle avait rejoint une secte. Elisabeth est libérée le 26 avril 2008, après une enquête des services sociaux autrichiens, à la suite de l'hospitalisation de l'ainée de ses enfants




Chronologie

Hôpital de Amstetten où depuis la révélation de l'affaire sont hébergés Elisabeth et ses enfants.J. Fritzl obtient un permis de construire en règle pour un abri anti-atomique, démarche habituelle en temps de Guerre Froide. Les travaux sont vérifiés par l'administration.

1977 : Elisabeth est violée par son père pour la première fois à 11 ans[2].

Janvier 1983 : première tentative de fugue de 3 semaines à Vienne, à 16 ans.

1984 : seconde tentative de fugue, à 18 ans.

Le 28 août 1984, Elisabeth est droguée par son père avec un anesthésiant versé dans un verre de soda qu'il lui donne à boire, la menotte puis l'enferme dans la cave aménagée et signale sa disparition à la police.

Un mois plus tard, son père l'oblige à écrire une lettre demandant à ce qu'on ne la recherche plus.

Novembre 1986 : Elisabeth a une fausse-couche pendant la 10e semaine de sa 1re grossesse.

1989 : Naissance de Kerstin, l'ainée qui restera dans la cave jusqu'en 2008.
Elle n'aurait initialement pas reçu de prénom

1990 : Naissance de Stefan, il restera aussi dans la cave jusqu'en 2008.

Aout 1992 : Naissance de Lisa.

Le 18 mai 1993 : à 9 mois, le bébé est déposé devant la maison avec une lettre prétendument d'Elisabeth, et sera adoptée.

Février 1994 : Naissance de Monika.

Le 15 décembre 1994, J. Fritzl la présentera à l'extérieur. Elle sera également adoptée par les grand-parents.

24 décembre 1994 : Elisabeth réussit à s'enfuir mais est retrouvée par son père

28 avril 1997 : Naissance de jumeaux. Alexander survit et sera adopté, l'autre jumeau Mickael décède à 3 jours et sera incinéré par le père dans une chaudière.

Décembre 2002 : Naissance de Felix, il restera dans la cave jusqu'en 2008.

19 avril 2008 : L'ainée Kerstin tombée gravement malade, est amenée à l'hôpital par J. Fritzl, qui l'aurait présentée ainsi.
C'est suite à cette hospitalisation que l'affaire est révélée. Un appel à témoins est lancé dans les médias.

26 avril 2008 : appel au commissariat d'Amstetten à 8 heures du soir.
Elisabeth raconte son histoire aux médecins, J. Fritzl reconnaît les faits.

30 avril 2008 : Les habitants d'Amstetten organisent une veillée aux flambeaux.

Le 8 juin 2008 : l'hôpital d'Amstetten annonce que Kerstin est sortie de son coma artificiel

19 mars 2009 : Après un procès de 4 jours, J. Fritzl est condamné à la prison à vie.
La « cave-prison »
Située au 40 Ybbstrasse, la « cave-prison » est un local de 60 m2 pour 1 m 70 de hauteur et sans fenêtres. Il s'agissait à l'origine d'un abri anti-atomique[6] dont la construction a commencé en 1978 alors qu'Elisabeth avait 12 ans.

Il comprend :

une douche
WC
des lits
un lave-linge
une kitchenette
une télévision
une armoire à pharmacie
J. Fritzl avait menacé ses quatre prisonniers, en disant qu'un gaz mortel aurait été répandu dans la prison en cas de tentative d'évasion
La vérité de cette menace n'a pas été confirmée par la police criminelle.



Josef Fritzl, né en 1935 à Amstetten, est un ingénieur électricien, à la retraite, décrit comme « dominant et autoritaire <<
Il est propriétaire de plusieurs appartements d'une valeur estimée à 2 millions d'euros ainsi que d'une société de vente de sous-vêtements féminins
. Il a également possédé un restaurant sur les bords du lac Mondsee dans les années 1970 pour l'incendie duquel il a été condamné (fraude à l'assurance)

Fritzl a été condamné dans les années 1960 pour pyromanie et attentat à la pudeur

Il est, fin avril 2008, incarcéré à Sankt-Pölten

Firtzl semblait mener une vie normale pendant la période de séquestration.
D'après des médias allemands et autrichiens, il a effectué plusieurs voyages de vacances à l'étranger et il partait deux mois chaque été avec sa femme à Salzbourg, mais revenait chaque semaine, vraisemblablement pour ravitailler ses prisonniers

Suites judiciaires
J. Fritzl, qui a avoué les faits après son arrestation, garde désormais le silence sur les conseils de son avocat, Rudolf Mayer. Ce dernier annonce qu'il va plaider la démence de son client
Le principal enquêteur est Franz Polzer, chef de la brigade criminelle de Basse-Autriche[20], alors que procureur est Mme Christiane Burkheiser

Elisabeth Fritzl est défendue par maitre Christoph Herbst
Le 11 juillet elle a été entendue pour la première fois par le juge
Son audition a été enregistrée et a été diffusée à la télé a la fin de l'année (2008)

Gerhard Sedlacek, le procureur de Sankt-Pölten, annonce le 4 août 2008 que J. Fritzl pourrait être poursuivi pour esclavage, risquant 20 ans de prison
Une reconstitution a été effectuée en sa présence le 23 septembre 2008.
Une des principales questions de la justice est de savoir si, dans le cas où il se serait absenté longtemps, la porte se serait ouverte toute seule, ou pas

J. Fritzl a tenté de vendre les procès verbaux de ses auditions à un journal à sensations britannique mais a échoué

Sur ebay, il tente de vendre chaque nuitée dans sa maison 700 livres sterlings

Le 13 novembre 2008, le parquet l'a officiellement accusé du meurtre de l'enfant nouveau-né.

Son procès commence le 16 mars 2009 à Sankt-Pölten. Selon son avocat Me Mayer, Joseph Fritzl plaidera coupable

Le 19 mars 2009, il est condamné à la prison à vie et à l'internement psychiatrique.

# Posté le mercredi 16 décembre 2009 19:23

8-pAnthony Sowell 8-p


Onze cadavres de femmes ont été retrouvés à son domicile de Cleveland...

Anthony Sowell plaide non coupable. Cet Américain soupçonné d'être un tueur en série après que les corps de 11 femmes ont été retrouvés dans sa maison, a plaidé jeudi non coupable pour irresponsabilité mentale devant un tribunal local de Cleveland dans l'Ohio, selon une source judiciaire.

Le procureur va réclamer la peine de mort

Mardi, cet homme de 50 ans avait été formellement renvoyé devant un tribunal par un jury et devra répondre de 85 chefs d'accusation, dont onze meurtres, deux viols et une tentative de viol. Libéré en 2005 après avoir purgé 15 ans de prison pour un viol commis en 1989, il a été à nouveau arrêté le 31 octobre, deux jours après la découverte des premiers corps dans l'enceinte de sa maison de Cleveland, surnommée «maison de l'horreur» par les médias américains. - Dix cadavres de femmes au total ont été retrouvés, les recherches continuent...

Quatre cadavres de femmes et un crâne. Les découvertes macabres de la police de Cleveland continuent au domicile d'Anthony Sowell, détenu depuis samedi, après que les corps de cinq femmes ont été trouvés dans sa maison et un autre dans son jardin.

Mardi, le chef de la police, Michael McGarth, a annoncé que les enquêteurs avaient déterré quatre nouveaux corps dans le jardin, portant à dix le nombre de cadavres retrouvés. Il a ajouté qu'un crâne avait également été retrouvé dans la cave.

Au moins cinq victimes étranglées

Anthony Sowell a été mis en examen pour meurtre aggravé, viol, agression et kidnapping. Sa mise en accusation devant un tribunal a été programmée pour ce mercredi. Toutes ses victimes sont des femmes noires, et au moins cinq ont été étranglées. Les corps peuvent être là «depuis des semaines, si ce n'est des mois ou des années», avait indiqué samedi le médecin légiste.

Les enquêteurs continuent ce mercredi de fouiller la maison et le jardin. Ils vont aussi sonder les murs et les plafonds des trois étages que comprend l'habitation. Depuis des années, les voisins se plaignaient des mauvaises odeurs...

Une odeur nauséabonde. Les voisins de la «maison de l'horreur» de Cleveland, comme la surnomment les médias américains, s'étaient plaints aux autorités de l'odeur flottant dans cette partie d'Imperial Avenue où Anthony Sowell habitait une maison coquette. Mais beaucoup imaginaient qu'elle provenait d'une boucherie située à proximité.

Jeudi 29 octobre, ils ont découvert avec effroi que l'odeur provenait en fait de la maison de trois étages qu'habitait Anthony Sowell, 50 ans, arrêté samedi dernier, après la découverte des premiers corps. Zack Reed, un conseiller municipal, entend réclamer une enquête indépendante pour savoir pourquoi les autorités n'ont pas réagi malgré les plaintes du voisinage. «Les riverains sont furieux et ils ont tout lieu de l'être», a-t-il déclaré, assurant avoir alerté les services sanitaires de la ville il y a environ deux ans et demi, après qu'un voisin eut fait état de l'odeur nauséabonde du quartier. «Nos services sanitaires auraient dû pouvoir faire la différence entre l'odeur d'un cadavre et celle de la viande», a-t-il dit.

Onze cadavres en décomposition

La police a finalement perquisitionné la semaine dernière après avoir été alertée par une femme qui avait survécu en septembre à un viol. Le suspect n'était pas chez lui, mais les policiers ont découvert cinq corps de femmes en état de décomposition avancée dans la maison même et un sixième cadavre dans le jardin. Mardi, les enquêteurs ont annoncé avoir mis au jour quatre autres cadavres et un crâne, portant le nombre de victimes présumées à onze. Les six premiers corps, étranglés, ont été identifiés comme étant ceux de femmes noires et l'institut médico-légal travaille aux autres autopsies.

Anthony Sowell s'est laissé arrêter sans résistance samedi alors qu'il marchait dans le quartier, après avoir été reconnu par un voisin. Selon des habitants, la famille du suspect a habité les lieux pendant des années. Anthony Sowell vivait au troisième étage de la bâtisse où il était revenu s'installer après ses 15 années de prison pour viol.

Les fouilles continuent

Dans l'acte d'accusation lu mercredi, la justice a retenu contre le suspect plusieurs chefs d'inculpation, dont «meurtres avec circonstances aggravantes», «viols» et «enlèvement». Anthony Sowell regardait droit devant lui pendant que le juge lisait l'acte d'accusation.

La police a fini mardi de ratisser le jardin mais poursuivait ses recherches à l'intérieur de la maison. Les habitants qui rechercheraient des proches disparus sont invités à fournir des photos aux enquêteurs. Les policiers ont prévu de fouiller les logements vides dans un rayon de 800 mètres autour de la maison à la recherche d'autres corps éventuels.


Cinq corps de femmes en état de décomposition avancée avaient été trouvés dans la maison même, et un sixième cadavre enterré dans le jardin. Quelques jours plus tard, les enquêteurs ont annoncé avoir mis au jour quatre autres cadavres et un crâne, portant le nombre de victimes présumées d'Anthony Sowell à onze. Le procureur a annoncé qu'il réclamerait la peine de mort.

# Posté le mercredi 16 décembre 2009 18:58

(l)DR. PETIOT(l)


Le Dr. Petiot est guillotiné en 1946 après avoir tué, en pleine guerre, des prétendants à la zone libre recherchés par la Gestapo, dans une chambre à gaz installé dans son hôtel particulier. Données cartographiques ©2009 Tele Atlas - Conditions d'utilisationDate de naissance : 17 janvier 1897

Lieux de naissance : Auxerre

Terrain de chasse : Paris – Rue Le Sueur

Le mode opératoire : Attire des clandestins chez lui en leur promettant la zone libre et les tue dans sa chambre à gaz.

Nombre des Victimes : Officiellement 27 mais il en revendique 63.

Jugement : Guillotiné à la prison de la Santé le 25 mai 1946

Le résumé des faits :

Le Dr. Petiot est guillotiné en 1946 après avoir tué, en pleine guerre, des prétendants à la zone libre recherchés par la Gestapo, dans une chambre à gaz installé dans son hôtel particulier.

Son enfance :

Né le 17 janvier 1897, à Auxerre, Marcel André Henri Félix Petiot est un enfant plutôt précoce. Malgré ses diverses facilités, Marcel Petiot est solitaire, indiscipliné voire violent. Il distribue des photos obscènes à ses camarades de classe ou encore il tire un coup de feu pendant son cours d'histoire avec l'arme dérobée à son père...

En 1912, sa mère meurt et son père, fonctionnaire des postes qui travaille à Joigny décide de le confier à son oncle et à sa tante. Quelques mois plus tard, exclu de son école pour problème de discipline, il rejoint son père avant d'être de nouveau renvoyé.

A 17 ans, il vole le contenu d'une boite aux lettres. Aucun procès n'aura lieu car Marcel Petiot est déclaré inapte par les psychiatres à être jugé. A 19 ans, il est placé dans une institution spécialisée de Paris pour les enfants à problèmes.

Dès le début de la guerre, Marcel Petiot est enrôlé dans l'infanterie. Il est envoyé sur le front en novembre 1916 et en revient blessé 6 mois plus tard. Après un passage à l'infirmerie, son comportement bizarre oblige les médecins à l'envoyer en hôpital psychiatrique.

Le diagnostique est sans appel : neurasthénie, déséquilibre mental, dépression paranoïaque et sujet à des phobies. Pourtant l'armée le renvoie au front dès 1918.

Le 15 décembre 1921, Marcel Petiot, qui a profité des avantages donné aux anciens combattants pour compléter ses études, est diplômé en médecine. Un vrai paradoxe pour un ancien patient de différentes institutions psychiatriques.

A 25 ans, ce jeune médecin ouvre un cabinet à Villeneuve-sur-Yonne et se dit compétent dans les traitements « modernes ». Il s'avère que le Dr. Petiot se met à soigner de nombreux malades par l'intermédiaire de drogues créant une accoutumance médicamenteuse.

En 1926, Marcel Petiot entretient une liaison avec la fille d'une de ses patientes. Cette relation n'est pas très bien vue par le reste de sa clientèle. Peu de temps après que cette relation fut exposée au grand jour, la jeune femme disparait et sa maison entièrement ravagée par les flammes.

Bien que le corps d'une jeune femme soit retrouvée dans une valise au fond d'une rivière quelques semaines plus tard, aucune identification ne sera possible dû à la décomposition du corps et aucun rapprochement ne sera fait avec le Dr. Petiot.

En 1927, Marcel Petiot est élu maire de Villeneuve-sur-Yonne et épouse Georgette Lablais.

En 1931, il est élu Conseiller Général mais rencontre de gros problèmes avec la justice qui l'accuse non sans preuve de comptabilité irrégulière ou encore de détournement de fond. Il est révoqué de son poste de Maire en 1935 et quitte son village pour Paris.

Les meurtres :

En 1941, Marcel Petiot s'achète un hôtel particulier rue Le Sueur. Cette demeure va être réaménagée par le médecin afin d'en assurer la discrétion...

En 1943, il organise un trafic destiné à faire passer des clandestins poursuivis par la Gestapo en Argentine. Il les convoque donc de nuit et s'assure qu'il rassemble dans leurs valises leurs biens les plus précieux (bijoux, argenterie, ...). Il se fait surnommé alors le « docteur Eugène ».

Son stratagème est bien ficelé et les clandestins disparaissent un par un. Malheureusement pour eux aucun ne quitte vraiment l'hôtel particulier de Marcel Petiot... Selon les suppositions faites par les enquêteurs, il semblerait que celui-ci profite de ce faux-trafic pour tuer les clandestins par injection mortelle de poison (probablement justifiée par la nécessité de les faire vacciner), les découpe et se débarrasse des corps. Il peut alors profiter de son butin.

A la fin de l'année 1943, les allemands, qui soupçonnent le Dr. Petiot de trafic clandestins, l'arrête et le torture. Celui-ci ne dévoile rien de son trafic qui officiellement n'existe pas.

Il est relâché faute de preuve et s'enfui dans l'Yonne.

Le 9 mars 1944, incommodé par des odeurs fétides et de la fumée sortant de l'hôtel particulier rue Le Sueur, les voisins du Dr. Petiot appellent les pompiers.

Sur place ceux-ci découvrent : plus de 50 valises, des ossements humains, 655 kilos d'objets divers, des corps à moitié décomposés, des membres ou encore un tas de cheveux. Une chambre à gaz a été aménagée dans l'hôtel et un judas permettait à Marcel Petiot de regarder mourir ses victimes, des doubles-portes ou encore un puits recouvert de chaux vive rempli de cadavres.

Le procès :

Arrêté par la Gestapo, Marcel Petiot arrive à les berner en justifiant être de la Résistance. Selon lui, les cadavres présents chez lui sont ceux de nazis. Il est libéré sous paroles ...

Marcel Petiot s'enfui et change d'identité. Il s'appelle maintenant Henri Valeri. Il intègre les Forces Françaises Intérieures (FFI) en tant que Capitaine.

Le 31 octobre 1944, la police le reconnait et l'arrête à la sortie du métro. Bien qu'il s'en défende avec force, les policiers n'ont aucun doute sur l'identité de l'homme qui porte sur lui lors de son arrestation des documents sous 6 identités différentes, une très grosse somme d'argent et un revolver.

Son procès débute le 9 mars 1944. Alors qu'il est suspecté de 27 meurtres, Marcel Petiot se permet d'en revendiquer 63. Il insiste pourtant sur le fait qu'il ne s'agit que de collaborateurs ou d'Allemands. Le pyjama d'un jeune garçon disparu à pourtant été retrouvé chez lui.

Tandis que l'hôtel particulier de Marcel Petiot est visité par des journalistes ou par de simples curieux (la justice n'a pas pensé à le faire fermer au public), le « Boucher de Paris » se voit comme une vraie star entourée de ses fans. Il signe des autographes et se permet de donner quelques explications sur le fonctionnement de sa chambre à gaz.

Néanmoins, les preuves étant accablantes, Marcel Petiot est condamné le 4 avril 1946 à la peine capitale.

Il est donc guillotiné le 25 mai 1946 à la prison de la Santé à Paris avec selon certains témoins « le sourire aux lèvres ».
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# Posté le mercredi 16 décembre 2009 18:42

(l) BTK dennis rader (l)deuxiéme partie



1977: BTK frappe encore

Le 17 mars 1977, BTK s'introduit dans la maison de Shirley Vian qui vit seule avec ses 3 enfants dont l'aîné a 8 ans.

Pistolet à la main, il se présente encore une fois comme un cambrioleur. Il enferme d'abord les enfants dans la salle de bains et leur a même apporté des jouets pour qu'ils puissent s'amuser.

Tout était prémédité, BTK n'est clairement pas ici par hasard. Tandis qu'il étrangle la mère à plusieurs reprises dans une pièce à côté, le fils aîné de Shirley entend des cris et comprend ce qui se passe.

Pris de peur mais avec un incroyable sans froid, les enfants réussissent alors à s'échapper par la fenêtre.
Plus tard, Shirley Vian est retrouvée sur son lit, ligotée et étranglée. Le tueur a également laissé des traces de sperme derrière lui.

Les enquêteurs commencent à recouper les meurtres et relèvent des similitudes dans le mode opératoire. À chaque fois, BTK entre dans la maison et prend soin de couper la ligne téléphonique avant de se cacher dans un coin pour attendre sa ou ses victimes.

Un psychologue travaille avec les enfants, et s'il n'est toujours pas possible de dresser un portrait-robot, on apprend qu'il est de couleur blanche et qu'il a la trentaine.

Quelques mois après, le 8 décembre 1977, la permanence de la police de Wichita reçoit un appel vers 8h30 du matin : « Il y a eu un homicide au 843 Pershing Sud au domicile de Nancy Fox. ». La voix à l'autre bout du fil n'est autre que BTK qui vient d'en finir avec sa nouvelle victime.
25 ans, secrétaire à mi-temps, Nancy Fox est retrouvée chez elle, sur son lit, le visage contre le matelas. Sa culotte est descendue jusqu'aux genoux et près d'elle un de ses vêtements est souillé par le sperme du tueur. À ce jour, les enquêteurs savent que les différents meurtres sont le fait d'une seule et même personne, mais la police garde néanmoins le silence sur ce sujet. Un silence qui énerve BTK ; en janvier 1978, il envoie une nouvelle lettre au Wichita Eagle, sous la forme d'un poème intitulé « Shirley ferme à clé et tu seras mienne ». Celle-ci s'égare cependant dans les services du journal.

L'étrangleur poste alors un second message en février, à l'attention de la TV locale Kake TV, où il revendique l'ensemble de ses crimes. Il écrit notamment: « Combien de gens devrais-je encore tuer pour avoir un peu de publicité ? ».

Pour la première fois, la police décide de tout révéler au grand jour d'autant que l'enquête piétine.

BTK se fait discret un temps puis réapparaît le 28 avril 1979. Ce jour-là, il s'introduit chez Anna Williams. Il se poste dans un coin de la maison et attend son arrivée. Coup de chance, la veuve de 63 ans ne regagne pas son domicile et décide de rester dormir chez sa fille où elle dînait. Le lendemain, elle remarque que quelqu'un est entré chez elle par effraction. Comme d'habitude, la ligne téléphonique avait également été coupée.
48h après, BTK écrit une lettre : « Oh Anna, pourquoi n'es-tu pas apparue ? Pourquoi n'es-tu pas devenue ma 8e victime ? » Il se payera même le luxe de l'appeler pour la réprimander sur son absence.
Elle déménage et quitte l'État tandis que la police reste plus que jamais perplexe, le profil d'Anna ne correspondant pas aux cibles habituellement plus jeunes de BTK.

Néanmoins, pour tenter d'avancer, les enquêteurs décident de diffuser la voix du tueur enregistrée lors de l'appel qu'il avait effectué pour annoncer le crime de Nancy Fox. Personne ne la reconnaît. Et c'est finalement le FBI qui reprend l'enquête. Des tests ADN sont effectués, les lettres envoyées par le tueur sont méticuleusement analysées. Et celles-ci mènent enfin à une piste : 2 photocopieuses. Une première située sur le campus de l'université de Wichita et une deuxième se trouvant à la bibliothèque municipale. Malgré cela, impossible de découvrir l'identité du tueur.
L'arrestation 25 ans plus tard

Pendant 25 ans, BTK disparaît et se fait oublier. Mais suite à l'article d'un journal retraçant ses meurtres, Dennis Rader sort de sa retraite et envoie un énième courrier au Wichita Eagle le 19 mars 2004.

Dans cette lettre signée par le tueur : une simple feuille de papier avec 3 photos d'une jeune femme morte et attachée et 1 permis de conduire identifiant la victime.

Toutes ces pièces se rapportent à une affaire non élucidée datant du 16 septembre 1986. 7 ans après l'ultime apparition de BTK, ce dernier avait donc refait surface sans que ne lui soit attribué la paternité de ce meurtre.
Pourtant, le mode opératoire était le même : Vicki Wegerle, 28 ans, avait été retrouvée étranglée avec des traces de sperme à ses côtés. Son mari, qui l'a découverte et la croyait encore vivante, avait alors perturbé l'enquête en la détachant, en déplaçant le corps et en appelant une ambulance. Il sera même accusé dans un premier temps avant que l'enquête ne soit classée.

18 ans après, celle-ci est réouverte tout comme le dossier BTK. Dans la foulée, le FBI s'intéresse à un poème folklorique, « Oh Death ! », repris en partie dans une lettre du tueur et menant une fois de plus à l'université de Wichita où le texte a été enseigné dans les années 70. 3000 hommes de 55 à 65 ans habitant Wichita sont également soumis à des tests ADN, ce qui constitue la plus grande campagne de l'histoire criminelle américaine ! Sans résultats !

C'est finalement, le serial killer qui se confond lui-même. Poursuivant son petit jeu, BTK reste en contact avec la presse et la police suite à ce courrier. Lors de ces échanges, il leur propose notamment de leur envoyer une autobiographie. On lui demande de le faire sur disquette et aussi surprenant que cela puisse paraître, BTK accepte. La police scientifique est alors mise à contribution et parvient à découvrir sur quel ordinateur a été tapé le texte. Le PC utilisé appartient à l'église Luthérienne de Park City et seules 25 personnes y ont accès.

De nouveaux tests ADN sont effectués et mènent immanquablement au président de cette petite paroisse : Dennis Rader.


Le procès et les derniers aveux de BTK

BTK est ainsi arrêté le 26 février 2005. Il a 59 ans et est alors employé par la ville de Park City depuis 1991 comme officier d'application des lois municipales. Il est aussi chef scout et impliqué dans l'église Luthérienne.

Un citoyen presque « modèle » qui a également travaillé pour le bureau national du recensement de 1989 à 1991. Ce poste, comme le précédent chez ADT Security Services, lui avait d'ailleurs permis d'accéder plus facilement au domicile de ses victimes.

Très vite, il apparaît que Rader a commis d'autres crimes. Ceux de Marine Hedge, 54 ans, en 1985 et Dolores Davis, 62 ans, en 1991. Enlevée le 27 avril 1985, la première avait été retrouvée morte 8 jours plus tard dans un fossé. La deuxième victime, elle, avait disparu le 19 janvier 1991 avant d'être découverte 13 jours plus tard sous un pont, les membres liés avec ses sous-vêtements.

Le 27 juin 2005 s'ouvre le procès de Dennis Rader dit BTK. Il plaide coupable et décrit froidement l'ensemble de ses meurtres avec une précision insoutenable.

En août 2005, il est déclaré coupable et condamné à dix vies consécutives d'emprisonnement dont 175 ans sans possibilité de liberté conditionnelle. Il échappe à la peine capitale car ses crimes sont antérieurs à 1994, année où la peine de mort est restaurée dans l'État du Kansas.

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# Posté le mercredi 16 décembre 2009 18:39

(l) BTK dennis rader (l)


De 1974 à 1979, BTK sème la panique à Wichita.

Date de naissance : 9 mars 1945.
Lieu de naissance : Pittsburgh, Pennsylvanie (États-Unis).
Surnom : BTK pour Bind, Torture, Kill (Ligoter, torturer, tuer).
Terrain d'action : Wichita, Kansas.
Le mode opératoire : Psychopathe, il tue pour assouvir ses fantasmes sexuels. Cependant, il ne viole pas ses victimes, mais les ligote et les asphyxie avant de les étrangler.
Nombre des victimes : au moins 10.
Jugement : 175 ans de prison, il échappe à la peine de mort dès lors que ses crimes ont été perpétrés avant 1994, année du rétablissement de la peine capitale dans l'État du Kansas.

Le résumé des faits :
Avec 7 victimes entre 1974 et 1979, BTK aura terrorisé la ville de Wichita tout en faisant sa propre publicité auprès de la police et de la presse locale. Resté silencieux pendant 25 ans, il revendiquera de nouveaux meurtres à partir de mars 2004. Confondu par ses dernières lettres envoyées à la presse, il sera enfin arrêté en 2005.


Comment tout a commencé ?Comment tout a commencé ?

Dennis Rader naît le 9 mars 1945 à Pittsburg en Pennsylvanie. Il grandit à Wichita, dans le Kansas, avec ses parents, Dorothea et William, et ses 3 petits frères.

Après avoir fréquenté le lycée et l'université, il s'engage dans l'armée de 1966 à 1970. Durant ces 4 années, il sert dans l'US Air Force et voit du pays : Texas, Alabama, Japon, Corée du Sud, Grèce et Turquie. Il devient sergent et obtient même une médaille de bonne conduite.

En 1971, il se marie avec Paula Dietz –avec qui il aura 2 enfants- et s'installe à Park City, près de Wichita. Il est alors employé un temps au rayon boucherie du supermarché Leeker's IGA où sa mère est comptable.

De 1972 à 1973, il devient ajusteur pour Coleman Company, puis travaille un court moment pour Cessna avant de se fixer finalement dès novembre 74 au sein de la société ADT Security Services basée à Wichita.

Considéré comme arrogant et particulièrement méticuleux, Rader n'est généralement guère apprécié par ses collègues successifs, mais ne passe pas non plus pour un dangereux détraqué.

Pourtant, dès l'adolescence, il se livrait régulièrement à des pratiques sexuelles déviantes en solitaire. Il se photographiait notamment en train de se pendre dans une grange, habillé de vêtements de femme afin de susciter des érections en auto-asphyxie. Ce n'est malheureusement qu'à son procès et suite à ses propres révélations que l'on découvrira cet aspect de sa personnalité.

Dennis Rader naît le 9 mars 1945 à Pittsburg en Pennsylvanie. Il grandit à Wichita, dans le Kansas, avec ses parents, Dorothea et William, et ses 3 petits frères.

Après avoir fréquenté le lycée et l'université, il s'engage dans l'armée de 1966 à 1970. Durant ces 4 années, il sert dans l'US Air Force et voit du pays : Texas, Alabama, Japon, Corée du Sud, Grèce et Turquie. Il devient sergent et obtient même une médaille de bonne conduite.

En 1971, il se marie avec Paula Dietz –avec qui il aura 2 enfants- et s'installe à Park City, près de Wichita. Il est alors employé un temps au rayon boucherie du supermarché Leeker's IGA où sa mère est comptable.

De 1972 à 1973, il devient ajusteur pour Coleman Company, puis travaille un court moment pour Cessna avant de se fixer finalement dès novembre 74 au sein de la société ADT Security Services basée à Wichita.

Considéré comme arrogant et particulièrement méticuleux, Rader n'est généralement guère apprécié par ses collègues successifs, mais ne passe pas non plus pour un dangereux détraqué.

Pourtant, dès l'adolescence, il se livrait régulièrement à des pratiques sexuelles déviantes en solitaire. Il se photographiait notamment en train de se pendre dans une grange, habillé de vêtements de femme afin de susciter des érections en auto-asphyxie. Ce n'est malheureusement qu'à son procès et suite à ses propres révélations que l'on découvrira cet aspect de sa personnalité.
1974 : La première vague de crimes

Dennis Rader tue pour la première fois le 15 janvier 1974. Il a alors 29 ans. La scène se déroule au 803 rue Edgemoor à Wichita et ce que la police découvre après son passage constitue un véritable massacre : Joseph Otero et sa femme Julia sont retrouvés dans la chambre à coucher, morts et ligotés. Le corps de leur fils de 9 ans, Joseph Jr., gît dans sa chambre, les pieds attachés et la tête enfermée dans un sac plastique. Au sous-sol, ce tableau macabre est complété par la fille Otero, Joséphine 12 ans, pendue à un tuyau.

Les 4 victimes n'ont subi aucune violence sexuelle, malgré des traces de sperme présentes sur les scènes du crime.

Après ce premier carnage, Rader n'enchaînera pas tout de suite. Alors que les enquêteurs pataugent, il reste tranquille pendant 2 mois avant d'agresser Katheryne Bright à son domicile. Celle-ci habite à quelques dizaines de mètres de la famille Otero.
Le 4 avril 1974, la jeune femme de 21 ans rentre chez elle en compagnie de son frère Kévin.
À l'intérieur, Dennis Rader est à l'affût et sort d'un placard, revolver à la main. Une lutte s'engage entre les deux hommes et Kévin finit par être maîtrisé et attaché à une chaise. Il parvient néanmoins à se libérer quelques instants plus tard et revient à la charge. Rader lui tire alors dessus. Touché à la tempe, Kévin tombe inconscient et son agresseur le croit mort. Lorsqu'il se réveille, il entend sa s½ur en train de se faire étrangler. Blessé, il cherche encore à s'interposer et reçoit une deuxième balle dans la tête. Transporté plus tard à l'hôpital, il s'en sort finalement.
Achevée par 3 coups de couteau dans l'abdomen, Katheryne n'a, elle, pas eu cette chance.

Interrogé par la police, Kévin ne parviendra pas à donner une description précise du tueur. Des mois après, celui-ci court toujours tandis que 3 suspects sont arrêtés pour l'affaire Otero. Ils passent même aux aveux et cela irrite Dennis Rader qui réagit vite en prenant contact avec la presse locale.

Le 22 octobre 1974, il appelle le Wichita Eagle et demande au journaliste qu'il a en ligne de se rendre à la bibliothèque municipale où une lettre se trouve cachée à l'intérieur d'un livre. Le message décrit précisément les scènes du crime concernant la famille Otero. Rader annonce aussi la couleur pour la suite : « Mon nom de code sera... BTK » et « J'ai déjà choisi les prochaines victimes. »... BTK comme Bind, Torture and Kill (Ligoter, Torturer et Tuer)...

Malgré ces menaces, il attendra pourtant 3 ans avant de frapper à nouveau.

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# Posté le mercredi 16 décembre 2009 18:36